mardi 29 mai 2007
Retour à Gamla Stan
Si méditerranéenne et si nordique à la fois...
Gamla Stan, l'ancienne ville de Stockholm, a miraculeusement échappé à la destruction. Le projet de Le Corbusier était de construire là une ville linéaire en béton ...
Mais il faut parfois renoncer à remarcher sur ses propres traces pour garder ses souvenirs intacts...
Le temps a passé depuis ma dernière visite ici mais les pierres sont toujours là... Les pavés de Köpmannsgatan me rappellent l'inspecteur Beck de Wähloo et Sjövall... Sur le Stortörget, il y a maintenant le musée Nobel et Västerlånggatan ressemble à une boutique à souvenirs.
Mais il y a encore des ruelles désertes dont le soleil nordique colore doucement les façades d'ocre et de rouille...
Une pensée attendrie pour "De Gröna" dont la pancarte qui se balance doucement au vent du nord tranche un peu avec le reste.
lundi 28 mai 2007
Blues Marathon


dimanche 27 mai 2007
Anna Soror
Concert blues rock dans un petit centre culturel du grand sud pour soutenir la première du nouveau groupe d'un ami.
Arrivée au beau milieu d'un orage digne de l'apocalypse. Refuge à la cafétaria où ils ont oublié à la fois d'éteindre le chauffage, de redresser le pauvre crucifix qui ne retiendra plus très longtemps son rameau de buis jauni... et, surtout, de mettre assez de Leffe blondes au frais.
En première partie un groupe local très applaudi. Plus rock que blues. Un chanteur sans voix malgré le son poussé à son maximum. Tout le monde est bien sympathique. Un échevin en costard cravate se déchaîne et crie sans retenue. Gestes complusifs des mains qui tiennent une guitare imaginaire.
Entracte. Quelques habitués s'en vont. Ambiance de salle paroissiale. Sonnerie. La tension monte parmi les groupies. Les musiciens entament le premier morceau. Instrumental. Musique de qualité: vrai blues et vrai rock and roll et ensuite la très belle voix de notre ami. Mauvaise sono hélas, et on repense au reste qui est à l'avenant... Mais il y a, au beau milieu de tout cela, le magnifique sourire de Raf...
Nos rires complices, pour nous empêcher de chialer, quand l'homme est parti causer et embrasser ailleurs.
Que dire alors de la suite, quand on se retrouve entre femmes deux heures et, quelques Leffe tièdes plus tard, à se tenir la main toutes les trois au milieu de la rue, à se prendre dans les bras pour se consoler de nos cancers, de la mort et de notre impossible amour pour des hommes qui n'osent pas aimer...
samedi 12 mai 2007
Nathanaël, je te parlerai des attentes...

Nathanaël, je te parlerai des attentes. J'ai vu la plaine, pendant l'été, attendre : attendre un peu de pluie. La poussière des routes était devenue trop légère et chaque souffle la soulevait. Ce n'était même plus un désir : c'était une appréhension. La terre se gerçait de sécheresse comme pour plus d'accueil de l'eau. Les parfums des fleurs de la lande devenaient presque intolérables. Sous le soleil tout se pâmait. Nous allions chaque après-midi nous reposer sous la terrasse abrités un peu de l'extraordinaire éclat du jour. C'était le temps où les arbres à cônes, chargés de pollen, agitent aisément leurs branches pour répandre au loin leur fécondation. Le ciel s'était chargé d'orage et toute la nature attendait. L'instant était d'une solennité trop oppressante, car tous les oiseaux s'étaient tus. Il monta de la terre un souffle si brûlant que l'on sentit tout défaillir : le pollen des conifères sortit comme une fumée d'or des branches. Puis il plut.
J'au vu le ciel frémir de l'attente de l'aube. Une à une les étoiles se fanaient. Les prés étaient inondés de rosée : l'air n'avait que des caresses glaciales. Il sembla quelque temps que l'indistincte vie voulût s'attarder au sommeil, et ma tête encore lassée s'emplissait de torpeur, je montai jusqu'à la lisière du bois : je m'assis : chaque bête reprit son travail et sa joie dans la certitude que le jour va venir, et le mystère de la vie recommença de s'ébruiter par chaque échancrure des feuilles. Puis le jour vint.
J'au vu d'autres aurores. - J'ai vu l'attente de la nuit...
Nathanaël, que chaque attente, en toi, ne soit même pas un désir, mais simplement une disposition à l'accueil. Attends tout ce qui vient à toi : mais ne désire que ce qui vient à toi. Ne désire que ce que tu as.
André GIDE, Les Nourritures terrestres (1885)
Det mørke kabinet
Ce texte, je l'ai écrit en danois car je n'ai pas pu l'écrire dans ma langue maternelle. Il y est question de ma relation à ma mère.
Il m'est toujours impossible d'expliquer ce texte en français, à part le titre. Il s'intitule "la chambre noire".
Det var ikke smart. Det var decideret ikke rart at hun skulle stå der uden et ord, bare for at være der, bare for at irritere mig igen, eller, bedre sagt, bare for at ydmyge mig én gang til.
Ordfriheden. Hvor blev hun rasende da jeg sagde at hun hadede mig, at hun elskede mig ikke...
Men alt gik fint da barnet kunne blive et bevis på, at moderen var en god mor. Det var hun da sikkert, fordi barnet gik i fint tøj fra Dujardin, gik i en alternativ skole... Og det gik galt da barnet ikke vil hilse på gæsterne hvis det ikke kunne blive sammen med dem, det gik galt da det stod helt stivt da det prøvede pæn tøj, de dyre som mor vil have det tager på... det gik galt da det ikke vil gå på toilet hverdag. Så gav moderen en stikpille fordi et barn skal gå på toiletten hver dag uanset... Det gik galt da barnet havde det sjovt, det betød bare at det var træt. Det gik galt da barnet havde mareridt eller vil ikke sove fordi det skete en hele masse i stuen... Så fik barnet hostesaft med beroligende midler i så det skulle sove... Barnet måtte heller ikke blive rasende på alt det der, ellers fik den bare koldt brusebad...
Smerten uden ord. Bare smerten. Nøgne smerten. Barnet kan ikke trække vejret når det skriger. Det holder op, bare for at få vejret tilbage, og så starter det igen; Skriger, skriger; Det gør ondt i halsen. Det gør ondt i halsen, det brænder i lungerne. Ensomhed. Mørkhed. Til sidst, bærer skrigerne søvnen der endeligt kommer.
Barnet indeni ved godt at den angst ikke havde noget at gøre med det vrøvl men det er jo umuligt at sige. Man kan da ikke modsige moderen, det har man aldrig godt af bagefter for man kvalme og skyld... Hun ved jo altm hun har svar for det hele...Når hun ikke har svar bliver hun bare syg .Det vil man ikke at moderen bliver syg vel...
Kvinden som barn blev trods alt har det stadig svært ved at tilgive moderne for sin stjålte kvindelighed. Det var allerede svært for barnet at blive et menneske. Så skulle det arbejde videre for at blive en pige og en kvinde; En pige var barnet slet ikke for moderen. Et barn, kun et barn... Men, gud, en kvinde var det slet ikke muligt at blive.
jeudi 10 mai 2007
Somewhere Over the Rainbow

Somewhere over the rainbow
Skies are blue,
And the dreams that you dare to dream
Really do come true.
Someday I'll wish upon a star
And wake up where the clouds are far
Behind me.
Where troubles melt like lemon drops
Away above the chimney tops
That's where you'll find me.