mardi 29 janvier 2008
Attendre
Je ne suis pas à toi,
Je ne suis à personne
Il y a tous ces silences
Ces peurs accumulées
De trop de solitude
Et de regrets épars
Le miroir de nos songes
N’est que le bruit de l’eau
En dessous de la glace
Et nous devrons attendre
Que le printemps l’efface
mardi 22 janvier 2008
Le Phoenix

Je suis le dernier sur ta route
Le dernier printemps la dernière neige
Le dernier printemps la dernière neige
Le dernier combat pour ne pas mourir
Et nous voici plus bas et plus haut que jamais.
Il y a de tout dans notre bûcher
Des pommes de pin des sarments
Mais aussi des fleurs plus fortes que l'eau
De la boue et de la rosée,
La flamme est sous nos pieds la flamme nous couronne
A nos pieds des insectes des oiseaux des hommes
Vont s'envoler
Ceux qui volent vont se poser.
Le ciel est clair la terre est sombre
Mais la fumée s'en va au ciel
Le ciel a perdu tous ses feux
La flamme est restée sur la terre
La flamme est la nuée du coeur
Et toutes les branches du sang
Elle chante notre air
Elle dissipe la buée de notre hiver.
Nocturne et en horreur a flambé le chagrin
Les cendres ont fleuri en joie et en beauté
Nous tournons toujours le dos au couchant
Tout a la couleur de l'aurore.
Paul Eluard
lundi 21 janvier 2008
Elle s'en va
La petite fille est assise au bord de l'abîme. Elle regarde le néant avec curiosité. Mais il n'y a rien à voir. Ni en haut, ni en bas, ni devant. Pas de lune, pas d'étoiles, pas de tunnel blanc, rien. Pas cette béatitude qui certains lui ont décrite. Personne ne l'attend. Personne. Ce n'est pas effrayant. Juste terriblement triste. Mais la petite fille ne pleure pas. Elle a épuisé toutes ses larmes sur la route. Derrière elle, seulement quelques lumières brillent dans la pénombre. Si elle arrive à fixer l'une d'elle, un souvenir lointain lui revient en mémoire.
Il lui semble pourtant qu'une voix l'appelle, très loin derrière. Quelque chose lui semble familier dans cet appel. Mais elle n'arrive ni à le comprendre ni à le reconnaître.
Elle est assise au bord du lit. Immobile, fragile, si vieille tout d'un coup. Ses yeux semblent regarder au loin. Maman? Elle ne m'a pas vue entrer dans la chambre. Elle ne m'entend plus.
J'ai souvent pensé à cet instant. Et je sais que cette fois, je ne peux plus rien faire pour la retenir. J'espère qu'elle sait que je lui ai pardonné.
samedi 19 janvier 2008
samedi 5 janvier 2008
Invitation au voyage
Partir, fuir cette aube grise ...
Fuir la paresse du soleil qui ne se lève plus,
le ciel qui chiale à n'en plus finir.
Ce n'est même plus l'hiver.
Partir, chercher la lumière, l'amour,
Ce n'est même plus l'hiver.
Partir, chercher la lumière, l'amour,
l'étreinte de nos corps,
la chaleur de nos rêves...
Sentir ta tête entre mes seins, ton souffle paisible et chaud.
Sentir ta tête entre mes seins, ton souffle paisible et chaud.
Sentir ton coeur battre contre le mien.
Partir, ne plus penser.
Partir, ne plus penser.
Oublier toute le reste un instant
et pour l'éternité.
Viens... Allons-nous en!
Viens... Allons-nous en!
mardi 1 janvier 2008
Blinkende lygter
I barndommens lange og dunkle nat,
brænder små blinkende lygter.
Som spor af erindringen efterladt,
mens hjertet fryser og flygter.
Her lyser din vildsomme kærlighed,
fortabt gennem tågede nætter,
og alt hvad du siden elsked og led,
har grænser som viljen sætter.
Den første sorg har et spinkelt skær,
som en tåre der skælver i rummet.
Kun den vil være dit hjerte nær,
når al anden sorg er forstummet.
Højt som en stjerne en vårlig nat,
brænder din barnlige lykke.
Du søgte den siden, men fik kun fat,
dens flakkende sensommerskygge.
Din tro du tog med dig så langt af led,
for det var det første og sidste.
Nu står den og brænder i mørket et sted,
og der er ikke mere at miste.
Og en eller anden kommer dig nær,
men kan aldrig helt forstå dig.
For dit liv har du lagt under lygternes skær,
og ingen skal siden nå dig.
Tove Ditlevsen
1947
1947
On peut toujours rêver...
Pour que la violence ne soit plus la principale cause de mortalité des femmes dans le monde, pour qu'elles cessent d'être mutilées, lapidées, méprisés et harcelées, pour que la presse soit libre et indépendante, pour que les enfants ne jouent plus à la guerre ou n'explosent pas sur des mines, pour qu'il y ait encore demain des oiseaux, des abeilles, des ours polaires et une banquise, pour le partage des richesses, pour tous les combats de demain qui serviront à la dignité de tous, pour que dans tes yeux je lise encore que nous serons toujours là l'un pour l'autre, pour être celle que tu aimes regarder et prendre dans tes bras, pour ton sourire, pour toi, cette année encore, je continuerai à me battre ...
Belle année 2008 à toutes et tous!
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